Citations

 

Donnez le Sahara à un technocrate et demain il sera obligé de commander du sable ailleurs.

Ricimello Alex (sur le site de la fondation Diagonale)

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Sachez que la création ne nous appartient pas, mais nous sommes ses enfants. Gardez-vous de toute arrogance, car les arbres et toutes les créatures sont également enfants de la création.Vivez avec légèreté sans jamais outrager l’eau, le souffle ou la lumière. Et si vous prélevez de la vie pour votre vie, ayez de la gratitude. Lorsque vous immolez un animal, sachez que c’est la vie qui se donne à la vie et que rien ne soit dilapidé de ce don. Sachez établir la mesure de toute chose. Ne faites point de bruit inutile, ne tuez pas sans nécessité ou par divertissement.Sachez que les arbres et le vent se délectent de la mélodie qu’ensemble ils enfantent, et l’oiseau, porté par le souffle, est un messager du ciel autant que de la terre.Soyez très éveillés lorsque le ciel illumine vos sentiers et, lorsque la nuit vous rassemble, ayez confiance en elle, car si vous n’avez ni haine ni ennemi, elle vous conduira sans dommage, sur ses pirogues de silence, jusqu’aux rives de l’aurore.

Que le temps et l’âge ne vous accablent pas, car ils vous préparent à d’autres naissances, et dans vos jours amoindris, si votre vie fut juste, il naîtra de nouveaux songes heureux, pour ensemencer les siècles.”

Pierre Rabhi

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« Comme un bourgeon qui éclot juste devant un bulldozer. Le bourgeon est fragile…mais le bulldozer n’a plus beaucoup d’essence. »

Luc Schuiten à propos du mouvement urbanistique pour le villes durables

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La soie et l’or recouvrent les plus grands tourments

Plus sûre est la vie pauvre et obscure que la vie riche et glorieuse;

Collines, campagnes et bois, si la condition humaine contient un peu de bonheur, ce bien désiré niche parmi vous,

prairies herbeuses, en vous naît la fleur du plaisir; en vous se cueille le fruit de la liberté; vos feuillages font le délice des hommes

Extraits du carnet de l’Opéra de Monteverdi  » Le retour d’Ulysse »

Joué à la Monnaie ce 15 mai 2007

Les paroles d’Eumée, l’ami d’Ulysse

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Buffon savait déjà !

« L’homme consomme, engloutit lui seul plus de chair que tout les animaux ensemble n’en dévorent ; il est donc le plus grand destructeur, et c’est plus par abus que par nécessité ; au lieu de jouir modérément des biens qui lui sont offerts, au lieu de les dispenser avec équité, au lieu de réparer à mesure qu’il détruit, de renouveler lorsqu’il anéantit, l’homme riche met toute sa gloire à consommer, toute sa grandeur à perdre en un jour à sa table plus de biens qu’il n’en faudrait pour faire subsister plusieurs familles ; il abuse également des animaux et des hommes, dont le reste demeure affamé, languit dans la misère, et ne travaille que pour satisfaire à l’appétit immodéré et à la vanité encore plus insatiable de cet homme qui, détruisant les autres par la disette, se détruit lui-même par les excès. »

Extrait de l’article sur le bœuf dans les Œuvres de Buffon, parues dans Bibliothèque de la Pléiade chez Gallimard. Cité dans Le Monde du 16.03.2007

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Sire, donnez moi cent jours !

C’est une formule restée célèbre dans la destinée de notre pays. Pour le climat et l’énergie, il nous reste dix ans selon les meilleurs spécialistes. C’est trop peu pour se permettre de céder à d’éventuelles velléités électoralistes !

Extrait de la lettre de Jean Michel Javaux et Isabelle Durant aux autres partis qui lance un appel à une Union nationale pour le Climat. 15 janvier 2007 !

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….Donnez moi la sérénité d’accepter ce que je ne puis changer, le courage de changer ce que je peux et la sagesse d’en connaître la différence

Citation de Marc Aurèle

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La forêt m’est une nécessité. Celle de retrouver certains arbres. celle d’un besoin de solitude. Celle d’une essence des choses qui nous échappe de plus en plus.

Citation de J. de Villiers

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L’homme qui aimait les étoiles de mer

Un de nos amis marchait sur une plage mexicaine déserte, au coucher du soleil. Peu à peu, il commença à distinguer la silhouette d’un autre homme dans le lointain. Quand il fut plus près, il remarqua que l’homme, un indigène du pays, ne cessait de se pencher pour ramasser quelque chose qu’il jetait aussi tôt à l’eau. Maintes et maintes fois, inlassablement, il lançait des choses à tours de bras dans l’océan.

En s’approchant encore davantage, notre ami remarqua que l’homme ramassait des étoiles de mer que la marée avaient rejetées sur la plage, et, une par une, les relançait à l’eau.

Notre ami était intrigué. Il aborda l’homme et lui dit : » Bonsoir; je me demandais ce que vous étiez en train de faire. »

« Je rejette les étoiles de mer dans l’océan. C’est la marée basse, voyez-vous, et toutes ces étoiles de mer ont échoué sur la plage. Si je ne les rejette pas à la mer, elles vont mourir du manque d’oxygène. »

« Je comprends, répliqua notre ami, mais il doit y avoir des milliers d’étoiles de mer sur cette plage. Vous ne pourrez pas toutes les sauver. Il y en a tout simplement trop. Et vous ne vous rendez pas compte que le même phénomène se produit probablement à l’instant même sur des centaines de plage le long de la côte ? Vous ne voyez pas que vous ne pouvez rien y changer ? »

L’indigène sourit, se pencha et ramassa une autre étoile de mer. En la rejetant à la mer, il répondit : » Ça change tout pour celle-là ! « .