Aucun parent ne doit être confronté à la question de savoir s’il sera capable ou non de soigner son enfant

Le groupe Ecolo-Groen interroge cet après-midi la Ministre de la santé sur le remboursement des médicaments rares.

Cette question fait notamment suite aux échos presse concernant les patients atteints du SHUA. Il est heurtant dans ce dossier de constater qu’une fois encore une firme pharmaceutique organise un chantage entre des patients atteints de maladies rares et les pouvoirs publics à qui il est demandé un remboursement à des prix impossibles à assumer par notre régime de soins de santé. Il est également inadmissible que des parents soient confrontés à des médicaments indispensables à la survie de leur enfant mais inabordables financièrement.

Pour Ecolo, la firme qui produit le traitement aurait pu s’inscrire dans une démarche de négociation avec la Ministre et les instances chargées de l’examen des demandes de remboursement des médicaments. Il est dès lors compréhensible que la commission de remboursement des médicaments n’accepte pas les conditions demandées par la firme pharmaceutique vu le coût inconnu et non maîtrisable d’une telle demande.

Nous demandons donc à la Ministre de prendre l’initiative d’entamer une procédure négociée et de resituer cette demande spécifique dans le cadre du plan  « maladies rares » qui doit associer les représentants des patients, les acteurs de la santé dont le secteur des médicaments, l’INAMI et la Ministre. Les préoccupations et exigences doivent également tenir compte :

– des avantages fiscaux dont les firmes pharmaceutiques bénéficient via le précompte allégé sur les chercheurs et via les brevets ;

– des soutiens publics à la recherche et à l’innovation qui sont importants.

Pour les écologistes, il faut également élaborer des stratégies de prix à court, moyen et long termes des nouveaux médicaments et négocier des baisses progressives des coûts et un maximum facturé acceptable pour les médicaments indispensables pour les patients.

S’il faut évaluer au cas par cas le profit que le patient peut tirer d’un médicament, il est évident qu’il faut le financer si c’est la vie qui est en jeu tout en veillant à ne pas suivre aveuglément les desiderata des firmes pharmaceutiques.

Ecolo demande dès lors une réflexion plus globale des modalités de remboursement, sur la manière dont on sélectionne le financement public des recherches pharmaceutiques et enfin sur les collaborations et cofinancements européens nécessaires dans le cas des médicaments destinés aux patients atteints de maladies rares.

Cette réflexion doit aboutir. Aucun parent  ne doit en effet être confronté à la question de savoir s’il sera capable ou non de soigner son enfant.

 

Muriel GERKENS,

Cheffe de groupe Ecolo-Groen à la Chambre

 

Thérèse SNOY,

Députée fédérale

Comments (1)

marylou homsmai 2nd, 2013 at 21:48

Je crains que le combat sera rude !!!!!
Mais quand faut-y aller ………………

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