Procès amiante et Monsato – La justice a fait son travail, la balle est maintenant dans le camp politique

14.02.2012

Après le procès d’Eternit Belgique mené par la famille Jonckeere, le dénouement du procès « amiante » en Italie et celui gagné par un agriculteur intoxiqué par un pesticide contre Monsanto démontre une fois de plus la lourde responsabilité de certains secteurs de l’industrie dans les atteintes à la santé humaine et à l’environnement, mais aussi celle du politique qui ne protège pas suffisamment les travailleurs et les citoyens.

Dans ces deux cas, il aura fallu que des riverains et des travailleurs assument le coût moral et financier d’un procès pour faire valoir leurs droits.

Ces victoires citoyennes ont un goût amer dans la mesure où tant de victimes souffrent aujourd’hui du deuil de personnes décédées ou de maladies. Il faut aussi souligner que si on en est arrivé là c’est parce que les autorités politiques n’ont pas pris non plus leurs responsabilités pour protéger les travailleurs face à la toxicité  de certains produits.

Après ces procès, la balle est aujourd’hui dans le camp politique.

Actif depuis 2006 sur le sujet sur la question de l’amiante, Ecolo-Groen ! a (re)déposé une proposition de loi demandant que la participation au financement du Fonds amiante soit plus proportionnelle à la responsabilité des entreprises et que la notion de « faute inexcusable » soit reconnue pour les y contraindre. Pour les écologistes, il est également essentiel d’être plus volontaires dans l’application du principe de précaution et de cesser de céder aux pressions économiques quand la santé des personnes est à ce point  en jeu !

Ecolo revendique que le pouvoir politique prenne, dans ce type de dossier, ses responsabilités en amont des problèmes, des atteintes à la santé et de l’intervention de la justice, plutôt que de devoir indemniser a posteriori.

Muriel GERKENS et Thérèse SNOY,

Députées fédérales

Cécile THIBAUT,

Sénatrice

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