22 mai – Journée mondiale de la biodiversité !

Ecolo veut préserver la biodiversité comme patrimoine collectif et au bénéfice de chacun

Alors qu’aujourd’hui on nous annonce que l’on peut créer par synthèse la molécule ADN mais aussi et surtout que cette création synthétique peut dans un environnement adéquat entrer dans le cycle de la vie, nous voulons rappeler que l’humanité a un premier devoir qui est de sauvegarder les formes de vie existantes dans leur plus grande diversité.

A l’occasion de cette journée mondiale, Ecolo veut rappeler l’importance vitale de la biodiversité mondiale et locale. Chaque forme de vie végétale et animale a une fonction dans les équilibres écologiques et nous ne savons pas quand ceux-ci peuvent basculer au détriment des ressources dont l’humanité a besoin.

Les principaux réservoirs de biodiversité mondiale se trouvent dans les pays en développement. Les plus vulnérables, femmes, enfants, personnes âgées, ainsi que les plus pauvres de la planète sont par ailleurs les premières victimes de la disparition des écosystèmes les plus riches en biodiversité. Les objectifs de la Convention sur la diversité biologique doivent être intégrés dans toutes les politiques et donc dans la politique d’aide au développement avec une attention prioritaire aux écosystèmes forestiers et humides.

La protection des forêts a par ailleurs un lien incontestable avec la préservation du climat. En tant que plus grand importateur de bois au monde et alors que l’exploitation forestière illégale est une des causes principales de la déforestation, l’Europe a une responsabilité particulière pour y mettre fin. Pour Ecolo, au-delà de processus volontaires de certification, l’Union européenne doit adopter et mettre en œuvre un règlement garantissant que le bois, la biomasse forestière et tous les produits ligneux mis sur le marché européen proviennent de sources légales et de forêts gérées durablement.

Pour nous, les ressources génétiques appartiennent au patrimoine commun de l’Humanité. Si leur accès et leur partage doivent être régulés au travers des accords de la Convention sur la diversité biologique, cette régulation ne peut conduire à leur privatisation qui réduirait l’usage de la ressource pour tous. Dans cet esprit, Ecolo s’oppose aux tentatives directes ou indirectes de privatisation des ressources de la biodiversité et au brevetage du vivant. De plus, l’action belge dans le cadre de la convention CITES régulant le commerce international des espèces sauvages doit être renforcée. La liste des espèces autorisées à la commercialisation dans notre pays doit également être réduite.

Nous voulons aussi insister particulièrement sur la biodiversité des sols, problème très urgent en Belgique et en Europe et sur lequel chacun de nous peut avoir prise. Les sols abritent plus d’un quart de l’ensemble des espèces vivantes. Ils nous offrent de quoi nous nourrir, des fibres, des matériaux de construction, garantissent la propreté de l’eau et de l’air, participent à la régulation du climat, contiennent des germes qui sont à la base d’antibiotiques tels que la pénicilline et la streptomycine, etc. La biodiversité des sols est le moteur de cette capacité productive, mais elle est exposée à nombre de menaces. Il ressort d’un nouveau rapport publié par la Commission européenne qu’une mauvaise gestion de la biodiversité des sols est susceptible d’aggraver le phénomène du changement climatique, de faire peser des risques sur la production agricole et de compromettre la qualité des eaux souterraines. La Commission européenne plaide depuis 2006 en faveur d’une législation contraignante dans ce domaine, mais les progrès réalisés en la matière sont ténus. Une directive européenne est en vue pour préserver cette précieuse ressource. Nous demandons que la Belgique stimule sons avancement sous la présidence belge !

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