Ecolo appelle à l’Union sacrée des acteurs belges

Photo (cc) Dandownunder

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Le Conseil des ministres européens de l’agriculture réuni ce 7 septembre sur la crise laitière n’a pas pu aboutir à une position cohérente des Etats membres, ni à des décisions permettant des solutions structurelles à la crise. Ceci ne fait qu’amplifier le désespoir des producteurs laitiers et les pousse à envisager des actions de plus en plus radicales, comme la grève du lait.

Une telle action signifie à la fois l’échec du dialogue entre les agriculteurs et les autorités européennes mais également un terrible gâchis pour la production laitière. Les agriculteurs sont les premiers à en être conscients mais l’incapacité de l’Union à comprendre les ressorts et la gravité de la crise du lait les y pousse. La régulation du marché, le maintien d’outils de gestion de l’offre et une répartition plus équitable des quotas sont indispensables pour assurer l’avenir d’une production laitière durable et équitable en Europe.

Pour ECOLO, l’absence d’une réelle réorientation de la politique agricole risque d’amplifier la concentration de la production laitière dans certaines grandes exploitations au détriment des petits producteurs. Cela continuera à entraîner des pertes de revenus et d’emplois et une uniformisation des produits ainsi qu’à porter atteinte à l’équilibre nutritionnel du bétail, à la biodiversité et à l’autonomie des exploitations.

A l’heure actuelle, l’industrie agro-alimentaire attend que les producteurs laitiers soient acculés financièrement pour leur proposer des contrats d’intégration qui leur retireront toute autonomie de gestion. Les agriculteurs n’en veulent pas et ECOLO les soutient dans ce combat pour leur dignité et leur indépendance.

Pour ECOLO et les Verts Européens, la politique agricole européenne doit impérativement être réorientée. Il faut également cesser de produire des excédents et induire de cette façon l’établissement de prix corrects aux producteurs.
Pour y parvenir, ECOLO se mobilise aux différents niveaux de pouvoir.
ECOLO demande notamment au gouvernement fédéral d’agir pour une diminution du coût des contrôles et analyses de l’AFSCA et pour une régulation des prix à la consommation et des marges bénéficiaires dans la filière commerciale sur les biens alimentaires tels que le lait. ECOLO souhaite aussi l’extension et l’accélération des travaux de l’observatoire des prix sur les produits dérivés faits à base de lait ou de beurre.

Pour faire face à la crise du lait, une « union sacrée » de tous les acteurs belges, agriculteurs, syndicats et politiques, est souhaitable. C’est dans cette logique que les Verts se mobilisent depuis le début de la crise du lait à tous les niveaux de pouvoir pour le maintien d’une agriculture durable, qui rémunère correctement ces femmes et ces hommes qui exercent un métier si fondamental pour notre vie quotidienne.

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